Les grands espaces dans les grandes villes rapetissent de plus en plus. Les  terrains vacants et constructibles se raréfient dans les secteurs centraux des municipalités. Ce qui fait en sorte que de nombreux développements résidentiels sont réalisés en périphérie des territoires urbanisés. Ces environnements sont fréquemment caractérisés par la présence de zones boisées, de milieux humides et de cours d’eau. Les habitations reculent de plus en plus et s’étendent désormais aux abords des lacs des rivières des forêts, etc. les hommes sont de plus en plus en contact avec la nature.

Les constructions de maisons neuves s’étendent même aux confins de zones d’habitat ou de passage pour des animaux par exemple. Certaines de ces zones sont des aires protégées.Les zones protégées sont des terres et des eaux dont le développement et l’utilisation sont restreints, par des moyens juridiques ou autres, pour la conservation de la nature. Et il existe un certain nombre de règles et de restrictions qui s’appliquent à ces zones.

Habiter près des zones protégées: une option limitée et règlementée

Les zones protégées comme le nom l’indique bénéficient d’une protection publique. La protection peut être municipale provinciale, voire même fédérale. De ce fait, lorsque vous projetez de construire une maison neuve à côté, un certain nombre de préalables sont requis de la part des municipalités. L’industrie de la construction résidentielle est donc fortement concernée par les exigences relatives à la protection des milieux naturels sensibles. Du fait de cette réglementation, vos travaux de construction requerront une autorisation.

Lorsque vous érigez modifiez une construction ou exécutez des travaux une autorisation doit être donnée quiconque érige ou modifie une construction, exécute des travaux ou des ouvrages, entreprend l’exploitation d’une industrie quelconque, l’exercice d’une activité ou l’utilisation d’un procédé industriel ou augmente la production d’un bien ou d’un service dans un cours d’eau à débit régulier ou intermittent, dans un lac, un étang, un marais, un marécage ou une tourbière doit préalablement obtenir du ministre une autorisation. Tout travail même mineur fait l’objet d’une législation stricte que cela soit l’abattage d’un arbre, le remblayage, etc. Un balai d’expert du biologiste à l’environnementaliste est à prévoir avant d’entamer ces travaux. Ils vont vérifier l’impact de chacune de vos opérations sur la zone protégée. Dès lors que vos travaux pourraient avoir un impact sur la zone, une autorisation doit être délivrée et des contrôles effectués. Vous pourriez faire face à une série de contraintes ordonnéespar les municipalités (rejet des eaux usées, fosses septiques,etc.). Renseignez-vous auprès de votre constructeur ou de votre municipalité pour les aspects règlementaires.

Prendre conscience de son rôle écologique en habitant près d’une zone protégée

Habiter près d’une zone protégée c’est aussi prendre conscience de son rôle de protecteur de l’environnement. Que vous envisagiez d’y construire une maison neuve ou de rénover un bâtiment, un contrat moral vous liera à la zone. Vous pouvez même vous engager dans certains cas à personnellement protéger certaines espèces ou à poser des gestes dans ce sens. Les gestes posés sont largement mûris et nourris de leur impact direct ou indirect sur la zone protégée. Vous ne disposerez pas de la liberté de transformer votre maison comme vous le voulez.

Toutefois, ces contraintes n’enlèvent en rien la beauté et les avantages d’habiter dans les zones protégées. En effet, vous bénéficiez d’un havre de paix à côté de la maison et pouvez profiter de l’air frais, du chant des oiseaux et de la proximité de la nature. Enfin, vous vous sentirez utile dans la lutte pour la protection des zones protégées.